{"id":13203,"date":"2026-06-10T15:58:24","date_gmt":"2026-06-10T13:58:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.petagus.it\/?p=13203"},"modified":"2026-06-15T10:29:45","modified_gmt":"2026-06-15T08:29:45","slug":"santo-stefano-base-de-lotan-lhistoire-secrete-des-bunkers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/santo-stefano-base-nato-la-storia-segreta-dei-bunker\/","title":{"rendered":"Santo Stefano, base de l'OTAN : l'histoire secr\u00e8te des bunkers de l'archipel de La Maddalena"},"content":{"rendered":"<h2 id=\"santo-stefano-base-nato-la-storia-segreta-dei-bunker-nellarcipelago-della-maddalena\"><span class=\"\">Santo Stefano, base de l'OTAN : l'histoire secr\u00e8te des bunkers de l'archipel de la Maddalena<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Savais-tu qu'\u00e0 quelques kilom\u00e8tres des plages de r\u00eave de l'archipel de la Maddalena se trouve une \u00eele enti\u00e8rement militaris\u00e9e, parsem\u00e9e de bunkers abandonn\u00e9s, de silos \u00e0 missiles et d'histoires d'espions de la Guerre froide ?<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Cette \u00eele s'appelle Santo Stefano et a \u00e9t\u00e9 pendant des d\u00e9cennies l'une des bases les plus secr\u00e8tes de l'OTAN en M\u00e9diterran\u00e9e. Aujourd'hui, on peut l'apercevoir lors d'excursions en bateau, mais peu de gens savent ce qui se cache r\u00e9ellement derri\u00e8re ces rochers de granit.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Dans cet article, vous d\u00e9couvrirez :<\/span><\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Pourquoi l'OTAN a-t-elle choisi Santo Stefano et que faisait-elle l\u00e0-bas ?<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Les noms secrets de la base : \u201c Little Italy \u201d et \u201c Base Athena \u201d<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Peut-on les visiter aujourd'hui et quels sont les risques \u00e0 entrer dans ces bunkers ?<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La diff\u00e9rence entre la base de Santo Stefano et celle de Caprera (\u201c Little America \u201d)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Des anecdotes que m\u00eame les habitants ne connaissent pas<\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Temps de lecture :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a07 minutes. \u00c0 la fin, vous saurez exactement ce que sont ces bunkers que l'on aper\u00e7oit depuis la mer et s'il vaut la peine de s'en approcher (en toute l\u00e9galit\u00e9).<\/span><\/p>\n<h2 id=\"perche-la-nato-ha-scelto-proprio-santo-stefano-la-posizione-strategica-che-non-ti-aspetti\"><span class=\"\">Pourquoi l'OTAN a-t-elle choisi pr\u00e9cis\u00e9ment Santo Stefano ? Une position strat\u00e9gique \u00e0 laquelle on ne s'attendrait pas<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">En bref : Santo Stefano se trouve exactement au point le plus \u00e9troit des Bouches de Bonifacio, le d\u00e9troit qui s\u00e9pare la Sardaigne de la Corse. Pendant la Guerre froide, ce bras de mer large d\u2019\u00e0 peine onze kilom\u00e8tres \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un \u201c goulot d\u2019\u00e9tranglement \u201d strat\u00e9gique pour le contr\u00f4le de la M\u00e9diterran\u00e9e occidentale.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La r\u00e9ponse longue. Nous sommes dans les ann\u00e9es 50. Le monde est divis\u00e9 en deux blocs : les \u00c9tats-Unis et leurs alli\u00e9s de l'OTAN d'un c\u00f4t\u00e9, l'Union sovi\u00e9tique et le Pacte de Varsovie de l'autre. La M\u00e9diterran\u00e9e est un th\u00e9\u00e2tre crucial : c'est la voie de passage pour le p\u00e9trole du Moyen-Orient, pour les routes commerciales et pour les flottes militaires. Le d\u00e9troit de Bonifacio, en particulier, est un passage oblig\u00e9 pour tout navire souhaitant passer de la mer Tyrrh\u00e9nienne \u00e0 la mer de Sardaigne.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">L'OTAN recherchait des bases avanc\u00e9es pour surveiller les mouvements des sous-marins sovi\u00e9tiques. Il fallait des endroits : discrets, faciles \u00e0 d\u00e9fendre, proches des routes maritimes, mais \u00e0 l'abri des regards des civils. L'archipel de la Maddalena \u00e9tait parfait : un labyrinthe d'\u00eeles et d'\u00eelots, de granit surplombant la mer, et une situation g\u00e9ographique enviable.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Parmi toutes les \u00eeles de l'archipel, Santo Stefano pr\u00e9sentait un atout suppl\u00e9mentaire. Elle est presque enti\u00e8rement entour\u00e9e de falaises \u00e0 pic, avec un seul point d'acc\u00e8s par voie terrestre, facile \u00e0 d\u00e9fendre. De plus, elle avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 des fins militaires par le pass\u00e9 : d'abord par les Napol\u00e9oniens, puis par la Marine militaire italienne. Bref, l'endroit id\u00e9al pour construire quelque chose qui ne devait pas \u00eatre vu.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Un d\u00e9tail que peu de gens connaissent :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Avant l'arriv\u00e9e de l'OTAN, il y avait d\u00e9j\u00e0 une petite base de la Marine militaire italienne \u00e0 Santo Stefano. Lorsque les Am\u00e9ricains sont arriv\u00e9s, ils l'ont agrandie et transform\u00e9e en une immense structure, avec des centaines de militaires, des radars et m\u00eame un petit quai pour l'accostage des navires militaires.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"cosa-si-nascondeva-nei-bunker-di-santo-stefano-durante-la-guerra-fredda\"><span class=\"\">Que cachaient les bunkers de Santo Stefano pendant la Guerre froide ?<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">C'est la question que tout le monde se pose en voyant ces structures grises qui \u00e9mergent du granit. La r\u00e9ponse est complexe.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La base de Santo Stefano, officiellement appel\u00e9e \u201c Base Athena \u201d (du nom de l'op\u00e9ration de l'OTAN qui l'a financ\u00e9e), n'\u00e9tait pas une base offensive. Il n'y avait pas de missiles nucl\u00e9aires point\u00e9s vers l'Est. Sa fonction \u00e9tait principalement de surveillance et d'\u00e9coute.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">\u00c0 l'int\u00e9rieur des bunkers, creus\u00e9s directement dans la roche granitique, se trouvaient :<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Radar de surveillance maritime<\/span><\/strong><span class=\"\">, capable de suivre n'importe quel navire ou sous-marin dans le d\u00e9troit de Bonifacio<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Postes d'\u00e9coute des communications<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0(sigint), afin d'intercepter les transmissions radio des pays du Pacte de Varsovie<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Un centre de coordination<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0dans le cadre des exercices de l'OTAN en M\u00e9diterran\u00e9e occidentale<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">D\u00e9p\u00f4ts de munitions et de carburant<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0(prot\u00e9g\u00e9s par d'\u00e9pais murs en b\u00e9ton arm\u00e9)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Logements pour les militaires<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0(jusqu'\u00e0 deux cents personnes, Am\u00e9ricains et Italiens confondus)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Il y avait \u00e9galement une petite infirmerie, une cantine et m\u00eame un cin\u00e9ma pour les soldats en poste. La base \u00e9tait pratiquement autosuffisante : elle disposait de ses propres g\u00e9n\u00e9rateurs \u00e9lectriques, d'une installation de dessalement de l'eau et de r\u00e9serves de nourriture pour plusieurs mois.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Une anecdote que personne ne raconte :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Les militaires am\u00e9ricains stationn\u00e9s \u00e0 Santo Stefano appelaient l\u2019\u00eele en plaisantant \u201c The Rock \u201d (Le Rocher), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e9vidente \u00e0 Alcatraz. Ils se sentaient prisonniers, coup\u00e9s du monde, leur seul contact avec le continent \u00e9tant le ferry hebdomadaire qui apportait le ravitaillement et le courrier. Il n\u2019y avait ni femmes, ni bars, ni vacances. Seulement des bunkers, des radars et le bruit du vent.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"quali-sono-i-nomi-segreti-della-base-little-italy-base-athena-e-altri-codici\"><span class=\"\">Quels sont les noms secrets de la base ? Little Italy, Base Athena et d'autres noms de code<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La base de Santo Stefano a port\u00e9 au moins trois noms officiels et plusieurs surnoms informels. Voici son histoire.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Le nom technique de l'OTAN \u00e9tait\u00a0<\/span><strong><span class=\"\">\u201c Base navale de Santo Stefano \u201d<\/span><\/strong><span class=\"\">. Mais dans les documents internes am\u00e9ricains, on l'appelait souvent\u00a0<\/span><strong><span class=\"\">\u201c Base Athena \u201d<\/span><\/strong><span class=\"\">, du nom de l'op\u00e9ration qui a financ\u00e9 sa construction entre 1956 et 1958.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Chez les militaires italiens, en revanche, elle \u00e9tait connue sous le nom de\u00a0<\/span><strong><span class=\"\">\u201c Base Perla \u201d<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0o\u00a0<\/span><strong><span class=\"\">\u201c Base Granito \u201d<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0(le nom variait selon le service). Mais le surnom le plus c\u00e9l\u00e8bre, celui que les p\u00eacheurs locaux utilisent encore aujourd'hui, est\u00a0<\/span><strong><span class=\"\">\u201c Little Italy \u201d<\/span><\/strong><span class=\"\">. Oui, exactement comme le quartier de New York. Pourquoi ? Parce que la base \u00e9tait g\u00e9r\u00e9e par du personnel am\u00e9ricain, mais comptait une forte proportion de militaires italo-am\u00e9ricains, fils d\u2019\u00e9migr\u00e9s qui parlaient un m\u00e9lange d\u2019anglais et de dialectes du sud de l\u2019Italie.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Une anecdote amusante :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0On raconte que, pendant les exercices, les communications radio entre les soldats italo-am\u00e9ricains \u00e9taient incompr\u00e9hensibles tant pour les Am\u00e9ricains \u201c de souche \u201d que pour les Italiens. Ils utilisaient un jargon m\u00ealant l'anglais, le napolitain et le sicilien. Les Sovi\u00e9tiques, qui interceptaient les transmissions, pensaient qu'il s'agissait d'un code chiffr\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, il ne s'agissait que d'une conversation sur l'endroit o\u00f9 aller p\u00eacher le week-end.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Apr\u00e8s la fermeture de la base (officiellement en 2008, mais de fait d\u00e8s les ann\u00e9es 1990), l'\u00eele a \u00e9t\u00e9 restitu\u00e9e \u00e0 la Marine militaire italienne. Aujourd'hui, aucun militaire n'y est plus stationn\u00e9 en permanence, mais la zone reste soumise \u00e0 des restrictions militaires. Certains bunkers ont \u00e9t\u00e9 scell\u00e9s, d'autres se sont effondr\u00e9s, d'autres encore sont techniquement accessibles (mais ill\u00e9galement).<\/span><\/p>\n<h2 id=\"cosa-rimane-oggi-dei-bunker-di-santo-stefano-un-viaggio-tra-rovine-e-divieti\"><span class=\"\">Que reste-t-il aujourd'hui des bunkers de Santo Stefano ? Un voyage entre ruines et interdictions<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Aujourd'hui, lorsqu'on fait une excursion en bateau depuis Palau ou La Maddalena, on fait le tour de Santo Stefano. Et on les voit. Impossible de ne pas les voir. Des structures grises, carr\u00e9es, qui \u00e9mergent du maquis m\u00e9diterran\u00e9en et surplombent la mer. Ce sont les vestiges de la base de l'OTAN.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Que voit-on exactement depuis la mer :<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Le grand bunker \u00e0 mi-pente.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0C'est le plus visible. Une structure rectangulaire, presque enti\u00e8rement creus\u00e9e dans la roche, avec de petites fen\u00eatres \u00e9troites et une porte blind\u00e9e encore ferm\u00e9e. C'\u00e9tait le centre de commandement et les salles de radar.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Les silos au sommet de l'\u00eele.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0On dirait de petites coupoles en b\u00e9ton. Ce n'\u00e9taient pas des missiles : c'\u00e9taient des supports pour des antennes radio et radar. Certaines sont encore intactes, d'autres se sont effondr\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Les quais et les postes d'amarrage pour le soutage.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Sur la c\u00f4te sud-ouest, on trouve les vestiges d'un petit port militaire, dont les anneaux d'amarrage sont encore fix\u00e9s dans la roche. C'\u00e9tait le seul point de ravitaillement par voie maritime.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">L'ancienne poudri\u00e8re.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Une structure isol\u00e9e, \u00e0 l'\u00e9cart de tout, entour\u00e9e d'un double mur en b\u00e9ton. C'\u00e9tait le d\u00e9p\u00f4t de munitions. Aujourd'hui, c'est le seul b\u00e2timent encore officiellement interdit d'acc\u00e8s (panneaux \u201c zone militaire \u2013 acc\u00e8s interdit \u201d).<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Peut-on visiter la base de Santo Stefano ?<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0La r\u00e9ponse est : officiellement non, techniquement oui, mais ce n'est pas recommand\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">L'acc\u00e8s par voie terrestre n'est possible qu'avec une autorisation sp\u00e9ciale d\u00e9livr\u00e9e par la Marine militaire italienne. Ces autorisations sont rarement d\u00e9livr\u00e9es, presque exclusivement \u00e0 des chercheurs en histoire ou \u00e0 des journalistes. Le touriste lambda ne peut pas mettre les pieds sur l\u2019\u00eele, sauf \u00e0 certains endroits pr\u00e9cis (comme la plage de Cala Granara, qui est publique). Mais la zone des bunkers est cl\u00f4tur\u00e9e et sous vid\u00e9osurveillance.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Quels sont les risques encourus par ceux qui entrent ill\u00e9galement sur le territoire ?<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Si tu t'aventures dans les bunkers sans autorisation, tu risques une plainte pour intrusion dans une zone militaire. L'amende va de 150 euros \u00e0 plus de mille euros, sans compter les poursuites p\u00e9nales si tu endommages les structures. De plus, de nombreux bunkers sont en mauvais \u00e9tat : des morceaux de b\u00e9ton tombent, il y a des trous dans le sol et certains contiennent de l'amiante. Ce n'est pas un endroit pour les explorateurs du dimanche.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Une alternative l\u00e9gale :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Vous pouvez visiter les bunkers de Caprera, qui sont librement accessibles et tr\u00e8s similaires. \u00c0 Caprera, les anciens postes de l'OTAN de Punta Rossa et Poggio Rasu sont ouverts \u00e0 tous, sans cl\u00f4tures ni interdictions. Ils ne sont pas aussi impressionnants que ceux de Santo Stefano, mais au moins vous pouvez y entrer sans risquer une amende.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"base-di-santo-stefano-vs-base-di-caprera-qual-e-la-differenza\"><span class=\"\">Base de Santo Stefano vs base de Caprera : quelle est la diff\u00e9rence ?<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Beaucoup confondent ces deux bases. En r\u00e9alit\u00e9, elles sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Voici une comparaison claire.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Santo Stefano (Base Athena \/ Little Italy) :<\/span><\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Fonction principale : surveillance maritime et interception des communications<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Taille : importante (plus de deux cents militaires)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">P\u00e9riode d'activit\u00e9 : 1956-2008 (officiellement)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Acc\u00e8s aujourd'hui : interdit (zone militaire active uniquement sur le papier)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">\u00c9tat des installations : assez bien conserv\u00e9es, certains bunkers sont encore intacts<\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Caprera (Base Little America) :<\/span><\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Fonction principale : soutien logistique et communications de l'OTAN<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Taille : plus petite (une cinquantaine de soldats)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">P\u00e9riode d'activit\u00e9 : environ 1960-1994<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Acc\u00e8s aujourd'hui : libre (fait partie du parc national de l'archipel de La Maddalena)<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">\u00c9tat des b\u00e2timents : \u00e0 l'abandon, partiellement effondr\u00e9, mais accessible sans autorisation<\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La diff\u00e9rence fondamentale r\u00e9side dans le fait que la base de Caprera comprenait une antenne et une station radio, tandis que celle de Santo Stefano \u00e9tait un centre de commandement et de contr\u00f4le. Santo Stefano \u00e9tait le \u201c cerveau \u201d, Caprera \u00e9tait \u201c l\u2019oreille \u201d. C\u2019est pourquoi Santo Stefano est mieux prot\u00e9g\u00e9e et plus secr\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Une pr\u00e9cision technique :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Les deux bases \u00e9taient reli\u00e9es par un c\u00e2ble sous-marin. Oui, il existait un c\u00e2ble t\u00e9l\u00e9phonique militaire pos\u00e9 au fond de la mer entre les deux \u00eeles, qui garantissait des communications s\u00e9curis\u00e9es et impossibles \u00e0 intercepter. Les vestiges de ce c\u00e2ble sont encore visibles \u00e0 certains endroits de la c\u00f4te, si l'on sait o\u00f9 regarder.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"si-puo-visitare-santo-stefano-oggi-tutto-quello-che-devi-sapere-e-cosa-rischi\"><span class=\"\">Peut-on visiter Santo Stefano aujourd'hui ? Tout ce qu'il faut savoir (et les risques encourus)<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La question que tous les touristes se posent lorsqu\u2019ils aper\u00e7oivent l\u2019\u00eele depuis le bateau. Voici la r\u00e9ponse compl\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Parties librement accessibles :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Il n'y a que Cala Granara, la plus belle plage de Santo Stefano, et les sentiers qui y m\u00e8nent. Cette zone est publique, elle fait partie du Parc national de l'archipel de La Maddalena, et vous pouvez la visiter sans aucun probl\u00e8me. Vous pouvez vous y rendre en participant \u00e0 une excursion en bateau ou en louant un canot pneumatique.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Zones interdites :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0tout le reste de l'\u00eele, en particulier la partie orientale et m\u00e9ridionale o\u00f9 se trouvent les bunkers. Des panneaux en italien et en anglais indiquent : \u201c Zone militaire \u2013 acc\u00e8s interdit aux personnes non autoris\u00e9es \u201d. Les franchir constitue un d\u00e9lit.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Que se passe-t-il si tu y entres quand m\u00eame :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0La Marine militaire effectue des contr\u00f4les al\u00e9atoires, surtout en haute saison. Les amendes vont de 150 euros \u00e0 plus de mille euros. En cas de dommages caus\u00e9s aux structures (m\u00eame involontaires), une plainte p\u00e9nale est d\u00e9pos\u00e9e. De plus, de nombreux bunkers sont en mauvais \u00e9tat : des d\u00e9bris tombent, le sol est instable et certains contiennent de l'amiante. Ce n'est pas un endroit s\u00fbr.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Une alternative l\u00e9gale pour visiter les bunkers :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Au lieu de prendre des risques, louez un canot pneumatique et faites le tour de l'\u00eele. De loin, les bunkers sont bien visibles. Vous pouvez vous arr\u00eater \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres de la c\u00f4te, prendre des photos avec un t\u00e9l\u00e9objectif et profiter de la m\u00eame vue sans enfreindre la loi. De nombreuses excursions en bateau organis\u00e9es font justement cela : un passage lent devant les bunkers, avec le guide qui raconte l'histoire.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">L'avenir de Santo Stefano :<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Des propositions ont \u00e9t\u00e9 faites pour transformer l'ancienne base de l'OTAN en mus\u00e9e de la Guerre froide, sur le mod\u00e8le des bases d\u00e9saffect\u00e9es en Croatie ou en Gr\u00e8ce. Mais pour l'instant, il n'y a ni fonds ni accords entre le minist\u00e8re de la D\u00e9fense, la r\u00e9gion de Sardaigne et le parc national. Tout reste au point mort. Pour l'instant, Santo Stefano reste une \u00eele ferm\u00e9e, un fant\u00f4me de b\u00e9ton et de granit.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"curiosita-su-santo-stefano-che-nessuno-ti-racconta\"><span class=\"\">Des anecdotes sur la Saint-\u00c9tienne que personne ne te raconte<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Avant de te dire au revoir, voici quelques anecdotes qui rendront ta balade en bateau bien plus int\u00e9ressante.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">La l\u00e9gende du sous-marin sovi\u00e9tique.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0On raconte qu'au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, un sous-marin sovi\u00e9tique de la classe Foxtrot aurait \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9 par les radars de Santo Stefano alors qu'il tentait de franchir le d\u00e9troit de Bonifacio en plong\u00e9e. La base a donn\u00e9 l'alerte, et deux destroyers de l'OTAN l'ont poursuivi pendant des heures, jusqu'\u00e0 ce qu'il se r\u00e9fugie dans les eaux territoriales albanaises (alors alli\u00e9es de l'URSS). Il n'existe aucune preuve documentaire, mais les vieux p\u00eacheurs locaux jurent avoir vu les destroyers.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Le fant\u00f4me du soldat am\u00e9ricain.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Certains plaisanciers affirment avoir aper\u00e7u, lors de nuits brumeuses, une silhouette v\u00eatue d'un uniforme de l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine marchant sur le quai abandonn\u00e9. Une l\u00e9gende urbaine ? Probablement. Mais le fait qu'elle soit rapport\u00e9e par plusieurs personnes ind\u00e9pendantes les unes des autres la rend fascinante.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Le tr\u00e9sor des contrebandiers.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0\u00c0 l'\u00e9poque o\u00f9 la base \u00e9tait en activit\u00e9, les contrebandiers de cigarettes et d'alcool qui op\u00e9raient entre la Sardaigne et la Corse utilisaient l'\u00eele comme point de passage. On raconte qu'ils auraient cach\u00e9 des cargaisons enti\u00e8res dans certaines grottes de la c\u00f4te nord, celles qui ne sont pas visibles depuis les bunkers. Personne n'a jamais rien trouv\u00e9, mais de temps \u00e0 autre, un plongeur amateur s'aventure dans ces grottes, muni d'une lampe torche et d'un r\u00eave.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Le nom \u201c Santo Stefano \u201d n'a rien \u00e0 voir avec le saint.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0L'\u00eele ne doit pas son nom \u00e0 saint \u00c9tienne, le premier martyr, mais \u00e0 une petite \u00e9glise m\u00e9di\u00e9vale aujourd'hui disparue. Au sommet de l'\u00eele se trouvaient les vestiges d'un petit \u00e9difice religieux du XIIe si\u00e8cle, d\u00e9truit lors des incursions sarrasines. Il n'en reste aujourd'hui plus rien, pas m\u00eame une pierre.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">L'\u00eele est-elle priv\u00e9e ? Non, mais presque.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Santo Stefano est un domaine militaire, donc propri\u00e9t\u00e9 de l'\u00c9tat italien. Mais c'est la Marine militaire qui en assure la gestion exclusive. En pratique, c'est comme s'il s'agissait d'un domaine priv\u00e9 : personne ne peut y entrer sans autorisation. Font exception Cala Granara (qui est publique de par la loi, puisqu'il s'agit d'une plage) et les sentiers menant \u00e0 Cala Granara (toujours publics). Le reste est interdit d'acc\u00e8s.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"come-vedere-i-bunker-di-santo-stefano-senza-infrangere-la-legge-5-modi-legali\"><span class=\"\">Comment visiter les bunkers de Santo Stefano sans enfreindre la loi (5 fa\u00e7ons l\u00e9gales)<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Si tu veux visiter les bunkers sans risquer une amende, voici cinq fa\u00e7ons l\u00e9gales et s\u00fbres de le faire.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Option 1 : Excursion en bateau organis\u00e9e.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0La plupart des excursions en bateau au d\u00e9part de Palau, La Maddalena ou Santa Teresa Gallura passent devant Santo Stefano. Le guide arr\u00eate le zodiac \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres de la c\u00f4te, raconte l'histoire de la base et vous laisse prendre des photos. Le prix varie entre 30 et 50 euros par personne pour une journ\u00e9e compl\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Option 2 : Location de canot pneumatique.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Si vous louez un canot pneumatique (avec ou sans permis bateau, selon la puissance), vous pouvez faire le tour de Santo Stefano par vous-m\u00eame. Arr\u00eatez-vous devant les bunkers, mais ne vous approchez pas trop du rivage. La distance de s\u00e9curit\u00e9 est d'au moins 50 m\u00e8tres. En plus d'\u00eatre l\u00e9gal, c'est plus s\u00fbr (vous \u00e9vitez ainsi les hauts-fonds et les rochers affleurants).<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Mode 3 : Kayak de mer.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Si vous \u00eates sportif, vous pouvez louer un kayak \u00e0 La Maddalena et pagayer jusqu'\u00e0 Santo Stefano. La distance est d'environ deux kilom\u00e8tres. Depuis le kayak, vous apercevrez les bunkers sous un angle inaccessible aux canots pneumatiques. Attention au vent et aux courants : les Bouches de Bonifacio sont tra\u00eetresses.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Itin\u00e9raire n\u00b0 4 : Sentier de Cala Granara.<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Tu peux d\u00e9barquer \u00e0 Cala Granara (la plage est publique) et, de l\u00e0, emprunter le sentier qui longe la c\u00f4te. Tu n'atteindras pas les bunkers (ils sont interdits d'acc\u00e8s), mais tu verras quelques installations annexes et les vestiges de la jet\u00e9e. Respectez les panneaux : s'il est \u00e9crit \u201c interdit \u201d, ne d\u00e9passez pas cette limite.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><strong><span class=\"\">Mode 5 : Drone (avec autorisation).<\/span><\/strong><span class=\"\">\u00a0Vous pouvez demander une autorisation au Parc national de l'archipel de La Maddalena pour faire voler un drone au-dessus de Santo Stefano. Les autorisations sont rares et prennent du temps (il faut s'y prendre au moins un mois \u00e0 l'avance), mais si vous \u00eates photographe professionnel ou r\u00e9alisateur de documentaires, vous pouvez les obtenir. Sinon, de nombreux photographes utilisent des t\u00e9l\u00e9objectifs depuis la terre ferme (depuis Punta Sardegna ou Caprera) pour cadrer les bunkers.<\/span><\/p>\n<h2 id=\"conclusione-santo-stefano-unisola-di-silenzio-e-segreti\"><span class=\"\">Conclusion : Santo Stefano, une \u00eele de silence et de secrets<\/span><\/h2>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Santo Stefano n'est pas comme les autres \u00eeles de l'archipel de la Maddalena. Elle n'a pas de plages bond\u00e9es, pas de restaurants branch\u00e9s, pas d'h\u00f4tels de luxe. Elle a des bunkers abandonn\u00e9s, des histoires d'espions et de soldats, et un silence que seuls le vent et les vagues viennent troubler. C'est une \u00eele qu'on ne visite pas, qu'on observe de loin. Et c'est peut-\u00eatre mieux ainsi.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Car si tu pouvais y entrer, si tu pouvais te promener dans ces bunkers, tu ressentirais encore le poids de la Guerre froide. Tu ressentirais la peur d\u2019un monde divis\u00e9 en deux, la tension de d\u00e9cennies durant lesquelles une erreur pouvait se transformer en catastrophe nucl\u00e9aire. Santo Stefano est un monument d\u00e9di\u00e9 \u00e0 cette peur. Un monument de b\u00e9ton et de granit, rouill\u00e9 par le sel, que personne n\u2019a encore d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9molir ou de transformer en mus\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">Aujourd\u2019hui, en tant que touriste, on ne peut faire qu\u2019une seule chose : regarder. Regarder ces bunkers gris qui \u00e9mergent du maquis m\u00e9diterran\u00e9en, imaginer les soldats am\u00e9ricains qui se promenaient sur ce quai, penser aux radars qui scrutaient l\u2019horizon \u00e0 la recherche de sous-marins. Puis te retourner, regarder la mer bleue, et remercier le ciel que cette guerre ne soit jamais devenue r\u00e9alit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"ds-markdown-paragraph\"><span class=\"\">La prochaine fois que tu seras en bateau dans l'archipel de la Maddalena, demande au guide de passer devant Santo Stefano. Ne t'arr\u00eate pas seulement pour Cala Granara. Arr\u00eate-toi pour voir les bunkers. Ils ont une histoire \u00e0 raconter.<\/span><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Santo Stefano base NATO: la storia segreta dei bunker nell&#8217;Arcipelago della Maddalena Lo sapevi che a pochi chilometri dalle spiagge da sogno dell&#8217;Arcipelago della Maddalena esiste un&#8217;isola interamente militarizzata, piena di bunker abbandonati, silos missilistici e storie di spie della Guerra Fredda?\u00a0Quell&#8217;isola si chiama Santo Stefano, ed \u00e8 stata per decenni una delle basi pi\u00f9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":13253,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-13203","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-default"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13203","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13203"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13203\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13253"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13203"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.petagus.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}